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Paru dans la presse : Cloudwatt : cette fois, c’est vraiment parti

Cloud Computing : Est-ce la fin des errances ? Interrogé par ZDNet.fr, Cloudwatt l’assure sa plateforme OpenStack est disponible, mâture, adaptée aux besoins des entreprises, et surtout souveraine et n’a pas à rougir de la comparaison avec les géants américains sur les tarifs.

Les promesses de départ de Cloudwatt permettaient d’espérer un lancement rapide. Mais la réalité s’est avérée très différente. Bâtir une architecture OpenStack de zéro a pris du temps, retardant d’autant le lancement des produits et la génération de chiffre d’affaires.

En 2012, le fournisseur de Cloud souverain se voyait déjà en haut de l’affiche, visant par exemple un objectif de chiffre d’affaires de 400 à 500 millions d’euros à l’horizon 2017. En 2014, ce sont tout juste deux millions d’euros qui entraient dans les caisses. Depuis les équipes dirigeantes ont été renouvelées et Orange a repris cette année l’ensemble du capital de Cloudwatt.

Une “offre complète et mâture”

Un retournement est-il désormais possible ? La communication a en tout cas bien changé. “Désormais, nous avons une offre complète et mâture” assure le responsable produits de l’entreprise, Thierry Chaumeron.

“Notre offre comporte aujourd’hui des serveurs Cloud, une large gamme, du stockage standard et performant, ce que nous appelons du stockage bloc, des réseaux virtualisés. Sur ce dernier point, notre solution est basée sur OpenContrail, un SDN Open Source. Nous disposons ainsi désormais d’une offre de connexion directe permettant aux clients de connecter leurs réseaux d’entreprise à Cloudwatt au travers d’une connexion dédiée (…] et VPN/MPLS de bout-en-bout” cite-t-il notamment.

Et si Cloudwatt se revendique à niveau par rapport au reste du marché, c’est aussi car il dispose à présent également d’un support et de SLA “en place”. Et par ailleurs, “les partenaires sont prêts”. Cette évolution n’est pas négligeable par rapport au démarrage.

“Nous sommes en B2B2B. Alors que l’équipe v1 faisait également du B2C et voulait adresser le marché en direct avec les clients finaux. Depuis un an et l’arrivée de Didier Renard, il y a eu un changement dans la stratégie et nous nous appuyons sur un réseau de partenaires. Nous avons des contrats avec ces partenaires, une quarantaine aujourd’hui, et nous les formons à la plateforme OpenStack” précise le porte-parole de Cloudwatt.

Ce “tissu indirect” doit permettre de favoriser la proximité dont certaines entreprises ont besoin, en particulier les TPE/PME. Mais il permet aussi de mettre en avant des usages concrets plutôt que des produits et services technologiques comme de la location de machines virtuelles.

“Nous ne sommes pas que souverains”

“Notre Cloud, nous le vendons par les cas d’usage” répond ainsi Thierry Chaumeron : a un besoin précis, les fonctionnalités requises. Un exemple ? Le développement ou cas d’usage DevOps qui va ainsi pouvoir tirer profit des API OpenStack et de l’orchestrateur Heat.

“Le client peut multiplier et cloner ses environnements d’intégration, de staging et de prod à l’identique de façon à monter sa chaîne d’intégration continue”. Cloudwatt a également complété fonctionnellement sa plateforme afin de coller aux besoins des entreprises disposant de sites à fort trafic et des éditeurs d’applications SaaS.

Et des usages concrets en mode Cloud, Cloudwatt assure en couvrir de multiples : le Big Data via du Hadoop as a Service, du stockage et du partage de fichiers, la sauvegarde et l’archivage, du Cloud privé virtuel et du Cloud hybride. Mais le fournisseur cible aussi des besoins plus sectoriels, comme par exemple dans les secteurs de la santé et des médias au travers respectivement de partenariats dont Netplus (puis ultérieurement avec Orange) et de son offre “cloud for media” pour le stockage, la gestion et la diffusion de contenus vidéo.

Mais ces usages, Cloudwatt n’est toutefois pas le seul à pouvoir y répondre au travers de son architecture. Les géants US du marché, mais également les acteurs français, sont eux aussi en lice. Et leur image n’a pas été ternie par les errances d’un démarrage médiatisé. Comment dès lors convaincre ?

“Notre autre travail est basé sur les bundles et notre écosystème”

Pour Thierry Chaumeron, la souveraineté reste toujours un élément de différenciation pertinent, citant pour le justifier l’affaire Snowden et le Patriot Act. Toutefois, toutes les données hébergées dans le Cloud ne sont pas sensibles et donc a priori moins exposées à ces risques.

“Nous ne sommes pas que souverains. Nous sommes aussi au bon rapport qualité/prix, sur OpenStack qui est en passe de devenir un standard du Cloud privé et public. Nous avons des cas d’usage bien servis, des partenaires prêts… C’est un ensemble” ajoute le responsable de Cloudwatt.

Support en Français, performances réseau, mais aussi portabilité et réversibilité, sont d’autres arguments qui plaideraient en faveur de l’acteur français : “Les grands acteurs américains ont chacun leur technologie propriétaire. Nous pensons que l’alternative, c’est OpenStack. La plateforme Cloud en logiciel libre qui a du succès, c’est OpenStack. Cela se traduit par l’ouverture de Cloud publics sur OpenStack sur chacun des continents. Vos workloads peuvent ainsi migrer d’un Cloud français Cloudwatt vers un autre Cloud en utilisant les mêmes API, le même code” met en avant Thierry Chaumeron. Et c’est valable aussi pour le Cloud privé.

Dans les semaines et mois qui viennent, la plateforme Cloudwatt doit continuer, comme ses concurrentes, de s’enrichir de nouvelles fonctionnalités avec très prochainement de “l’auto scale” afin de pouvoir automatiser le dimensionnement de ressources (en “scaling up” comme en “scaling down”), du “load balancing as a service” et du stockage haute performance.

“Notre autre travail est basé sur les bundles et notre écosystème”. Le partenariat avec Nuage Labs autour d’un NAS virtuel est une illustration de cette volonté “d’enrichir l’écosystème autour de Cloudwatt” et ce “dans tous les cas d’usage”.

L’intégration avec Orange devrait d’ailleurs y contribuer. De quelles façons ? Notamment en tant que client de Cloudwatt. Quant à la complémentarité des offres, il est encore trop tôt pour l’évoquer répond le fournisseur. Les discussions avec l’opérateur sont encore en cours. Un groupe de travail a été constitué et ses conclusions devraient être finalisées d’ici juillet.

Retrouvez l’article publié le 07 avril sur ZDNet.fr par Christophe Auffray